La peur : inutile ou nécessaire ?

Nous pouvons lire désormais une multitude de citations et d'avis tranchés sur la Peur qui s'opposent, se ressemblent, ou bien se complètent ! En ce qui me concerne, je préfère me poser deux questions : Quand est-elle utile ? Quand ne l'est-elle pas ?


RAPPEL IMPORTANT : il s'agit bien évidemment de mon propre avis qui peut lui-même évoluer au cours de mes expériences. Je m'exprime sur le sujet sans pour autant obliger quiconque à penser de la même manière.


Image parGerd Altmann de Pixabay

La peur, c'est quoi ?


C'est une émotion qui résulte d'un sentiment de danger, de menace. Or, la menace peut être présente, passée, future, réelle ou irréelle !

Par conséquent, nombreuses sont les occasions dans notre vie qui peuvent générer la peur. Elles sont d'ailleurs tellement nombreuses que lorsqu'on fait le tri, on réalise que... bien qu'elle n'est pas si nécessaire, la plupart du temps.


Vivons-nous grâce à elle ?


Il y a des cas, des circonstances dans lesquelles la peur est synonyme de prudence, d'anticipation. Parfois, elle va de paire avec la survie. On ressent une menace bien réelle, on agit en conséquence. Cependant, cela peut également s'opérer sans forcément ressentir de frayeur.


Peur et prudence ne vont pas forcément de paire...

Donc est-elle si nécessaire ? L'adrénaline va monter, nous fournir l'énergie adéquate à la fuite, puis on agira en gardant le contrôle, en restant détendu. Cela peut arriver, oui. Le problème est que comme toutes les émotions, la peur ne se gère pas très bien. On ne la contrôle pas, c'est elle qui nous contrôle. On craint pour notre avenir, pour une menace qui pourrait venir... Bref, on commence déjà à s'inquiéter pour quelque chose qui n'existe pas, et qui n'existera peut-être jamais.


Il y a une différence entre faire le nécessaire calmement pour empêcher un danger et se mettre à angoisser à cause de la possibilité qu'un danger survienne.


Si dans le premier cas, tu contrôles ta peur et tu contrôles ta vie ; dans le second, c'est la peur qui te contrôle et qui détruit ta vie. Ainsi, dans le premier cas, tu vis. Dans le second, tu ne vis pas.


Et, bien il semblerait que nous soyons nombreux à nous ranger dans le second cas, étrangement... En ce qui me concerne, je baigne dedans ! D'où cette réflexion afin de m'aider à gérer au mieux mes peurs infondées !


La peur, c'est une émotion tellement forte que même prendre conscience de son inutilité ne suffit pas toujours à la faire disparaître.

En gros, on admet que l'on flippe pour rien, mais on flippe quand même car c'est plus fort que nous.


Notre situation nous laisse impuissant, on est conscient que l'on ne peut rien faire si ce n'est attendre, prendre notre mal en patience. Il paraît évident que l'on ne peut pas tout contrôler et parfois les malheurs arrivent quand même...


Or, cette peur est parfois tellement intense qu'elle entraîne des modifications dans l'organisme (maux de ventre, libération d'adrénaline, vomissement, cancers...) et le seul moyen de ne pas en être victime est de la conscientiser puis de relâcher un peu de pression. SI on y parvient pas, non seulement on a été incapable d'empêcher le danger, mais on s'en est également rendu malade !!! La Poisse !!! La torture !!!


Comme c'est dur d'être humain ^^ !


Eh oui ! On a beau savoir, être d'accord ou pas d'accord, le fossé entre la théorie et la pratique est un gouffre sans fond !

La peur, la mauvaise peur, elle nous ronge et on ne sait pas toujours comment la contrôler ; encore moins la faire disparaître.


Au lieu de vivre dans la peur, peut-on vivre avec la peur ?


Vivre avec elle aurait selon moi une signification différente de vivre dedans. Car à cet instant, on accepte qu'elle existe, tout en refusant de subir son existence dans notre esprit. Au lieu de cela, on fait le choix de l'exploiter de manière positive, sécure et bienveillante.


Là encore, c'est un défi !


En résumé, on sait qu'on a peur mais cela nous empêchera pas de profiter de l'instant présent. Un exemple tout simple : Tout va bien aujourd'hui, mais j'ai peur que cette journée se finisse mal. Une telle pensée suffit à te plomber le moral, t'empêchant de savourer les bons moments que tu pourrais passer et finissant éventuellement... par saboter réellement ta propre journée !


Je pense toutefois que les pratiquants en art martiaux et autres personnes ont davantage de facilité à contrôler leurs émotions, et donc la peur. C'est quelque chose qui s'apprend, finalement. Et parfois, l'expérience nous pousse à en arriver là, à nous dire " C'est bon, il est grand temps maintenant de contrôler mes émotions ! " et alors on se renseigne ou découvre par nous-même comment y parvenir !


A ce moment-là, on avance vers la maîtrise de soi.

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